Après un poème sur la musique, j’ai choisi un poème sur la danse . J’aurais dû faire l’inverse car j’ai toujours pensé que l’art de la danse avait précédé l’art de la musique.  Comme le
dit si bien un amérindien:

« Depuis le commencement, les tambours étaient là pour battre la mesure du monde  » .

 

danseur-Mohawk.jpg

 

LA DANSE

 

  
Depuis le commencement, depuis des temps et des temps,

L’homme marchait.

L’homme marchait

Depuis des milliers d’années,

Marchait en balançant les bras.

 

Au bout de milliers d’années,

au bout de milliers de pas,

l’homme s’arrêta devant un rocher au
soleil.

Contre la pierre il colla son
oreille

et dit à la femme

« J’entends battre le cœur de la
terre ».

Puis lorsque vint le soir, près de la
flamme,

il lui montra les étoiles qui
scintillaient.

Heureux, ils frappèrent le sol de leurs
pieds

au rythme de la terre

et entendirent palpiter leurs propres
cœurs.

Quand le jour se montra, dès la première
heure,

ils étendirent les bras et ouvrirent les
mains

pour imiter l’oiseau qui vole dans le
matin,

mais ils ne purent voler.

Alors, jour et nuit,  ils tournèrent sur eux-mêmes,  tournèrent

les mains tendues vers le ciel
étoilé

comme les vagues de la mer

qu’ils avaient vues rouler en
cadence,

rouler jusqu’à la rive.

 

Et là, dans la musique du vent, au centre de leur
danse,

ils sentirent la joie de vivre

et la présence dans leur cœur

du Dieu créateur du rythme de
l’univers

 

                                  
   Blanche DREVET

 

deesse-du-riz.jpg

 

 

 

Je remercie Snow qui m’a prêté sa magnifique photo du danseur Mohawk . Je vous conseille d’aller voir ses belles photos sur son blog Bellegueulede vie, et en particulier celles des amérindiens.

15 réponses à la danse

  • ag86 dit :

    Nombre de chemine peuvent mener jusqu’à la Présence, et la danse en est un. En lisant ton poème, j’ai l’impression de participer à la genèse, à l’éclosion de quelque chose de très beau, de très
    profond, d’essentiel, une communion avec la Terre, les Cieux, ce monde reçu pour présent. La danse alors devient reconnaissance, remerciement, louange, en ce sens, elle est sacrée.
    Merci, Blanche, pour ce très beau poème qui nous ramène aux valeurs, les vraies, celles qui aident à vivre. Cela commence par « entendre battre le coeur de la terre », et puis …
    Bisous et bon samedi. Alain

  • Snow dit :

    Cette belle pulsation qui ne me quitte pas, leurs pas résonnent en nous. Un très beau texte Blanche. Merci de cet article qui nous ramène à l’essentiel. Bon dimanche. Bises

  • Tony Yves dit :

    Bonjour Blanche
    Même sans la photo j’aurais imagine la danse de la terre des indiens qui devaient très certainement beaucoup ressembler à celle de ancêtres du temps ou les hommes vivaient en harmonie avec la
    nature
    J’ai aimé imaginer ton poème Blanche
    Bon Dimanche
    Bises
    Tony yves

  • Laure76 dit :

    une belle photo pour des mots mélés avec talent .bizou Laure76

  • Cravo dit :

    Un très beau texte, Blanche ! Et je suis d’accord avec Tony yves. J’aime vraiment le verset: « J’entends battre le cœur de la terre ». La dernière section a également attiré mon attention. Très,
    três joli ! Un bon dimanche à toi !
    Cordialement,
    Cravo

  • Adamante dit :

    Bravo Blanche, c’est un vrai poème de shaman et la photo de Snow est parfaite. Les hommes sont comme les arbres, amoureux du ciel. Amitiés et belle soirée.

  • Laure76 dit :

    Merci d’etre passée j’ai vu que tu avais posté chez moi
    je suis pas loin de me mettre devant les infos ensuite dodo
    bizou Blanche
    j’ai cru lire que tu voulais ouvrir et que ça n’a pas marché au blog jardin magique pour l’article des enfants handicapés …je sais pas …bizarre
    mais en tout cas ton message est receptionné
    grosse bise
    passe une bonne soirée

  • Plumedor dit :

    Un petit passage par le biais de mon téléphone portable pour te remercier de tes gentils mots déposés. J’espère revenir très prochainement avec une nouvelle forme d’inspiration, chose que j’ai
    perdue depuis plus d’un mois maintenant. Il me faudra certainement un peu de temps afin de parvenir à composer tout comme avant. Bien fort je t’embrasse. À bientôt

  • timilo dit :

    Joli poème ,Blanche , j’aime ce côté amérindien.
    Après avoir danser devant une grosse pierre en faisant attention à elle , j’ai vu qu’elle ma sourit, j’en conclus que le monde minéral aime aussi la danse.
    Douce journée
    Bisous
    timilo

  • Collier dit :

    Salut !

    Une bonne journée à toi.

    Cravo

  • Bleue_Farandole dit :

    Encore un beau texte de vie! J’aime beaucoup! la danse, ce retournement… Belle soirée Blanche!

  • mamalilou dit :

    le dieu créateur du rythme de l’univers… quel bonheur d’entendre cela qui rejoint là d’autres mythologies, religions et légendes… d’autres descriptions et transmissions orales… et l’unité se
    fait
    doux bisous et belle soirée à toi

  • Contente de découvrir ce très beau site. Je me sens comme une aventurière partie pour un voyage au long cours et j’aborde chez-vous. Et l’envie d’y rester, d’y revenir.
    La danse s’est lovée à l’intérieur du coeur humain, comme une perle dans un coquillage. Créés à même une vague, le tourbillon du temps nous rappelle les mouvements premiers. Danser égale liberté!

  • Stéphane dit :

    Une belle illustration en effet. Et bravo pour le texte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.

Bienvenue

loin de l'agitation
des fourmilières humaines.

Merci d'être venu(e) et de m'avoir laissé une pensée car vos pensées sont pour moi une richesse.

Blanche

Archives
Abonnez-vous!

Inscription à ma newsletter

Philosophie

VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

 

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

Vincent VAN GOGH

 

SOURCE-BLEUE.jpg

 

" La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

victor hugo

DIEU n'a qu'un nom AMOUR et n'a qu'un front LUMIÈRE

Quand on aime, tout devient lumineux

Victor HUGO

Beethoven-non-daté

 

Le véritable artiste n'a pas d'orgueil...Tandis que d'autres, peut-être, l'admirent, il déplore de n'être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur brille pour lui comme un soleil lointain. Je ne reconnais en aucun homme d'autre signe de supériorité que la BONTÉ. Là où je la trouve, là est mon foyer.

Ludwig van BEETHOVEN

cité par François Cheng dans son livre " cinq méditations sur la beauté "

 

françois Cheng

La bonté est garante de la qualité de la beauté.

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François CHENG  "cinq méditations sur la beauté"

 

 

Paroles Amérindiennes

plume.jpg

 

"choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure "

paroles des NAVAJOS

 

"Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
alors on saura que
L'argent ne se mange pas"

Go Khla Yeh

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins."

proverbe amérindien

Science et Littérature

« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

ALBERT EINSTEIN

 

GEORGE-SAND-copie-1.gif

 

J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

George Sand

Retour vers mon premier blog :

Rejoignez-moi …

apln-blog sur le blog le regard du silence

annuaire pour les nuls sur le blog le regard du silence