Toujours avec la plume et le pinceau de grands poètes du XIX siècle,

je vous offre un geste de vie disparu aujourd’hui dans notre société riche et mécanisée où la machine,voulue pour soulager l’homme de son dur travail, a fini par lui retirer la fierté de ce geste de vie.

 

 

 

C’est le moment crépusculaire ;

J’admire, assis sous un portail,

Ce reste de jour dont s’éclaire

La dernière heure de travail.

 

Dans les terres de nuit baignées,

Je contemple, ému, les haillons

D’un vieillard qui jette à poignées

La moisson future aux sillons.

 

Sa haute silhouette noire

Domine les profonds labours.

On sent à quel point il doit croire

A la fuite utile des jours.

 

Il marche dans la plaine immense,

Va, vient, lance la graine au loin,

Rouvre sa main et recommence;

Et je médite, obscur témoin,

 

Pendant que, déployant ses voiles,

L’ombre, où se mêle une rumeur,

Semble élargir jusqu’aux étoiles

Le geste auguste du semeur.

 

millet_semeur_l

 

6 réponses à Un geste de vie

  • Philippe dit :

    Je suis sensible au geste de vie que tu décris,
    Il me rappelle lorsque j’étais enfant les merveilleuses vacances que je passais dans le gâtinais chez mes grands parents vivants en autarcie ,le mouvement souple et régulier de
    Mon grand père fauchant à une autre saison le même geste de vie avec la précision de la comtoise aujourd’hui présente ,témoin du temps qui passe et que rien n’efface …
    Merci Blanche et belle nuit.

    en contact permanent avec la terre mère

    • Blanche dit :

      Bonjour Philippe,
      Je comprends mieux en te lisant ton amour pour la terre et la nature ! Je trouve ton idée de parallèle entre le rythme de la faux et celui de la comtoise absolument magnifique !
      bises amicales
      Blanche

  • alain dit :

    Bonjour Blanche,
    C’est avec plaisir que j’ai relu ce merveilleux poème, et avec émotion aussi, car j’ai revu mon père, arpentant les sillons et accomplissant ce geste-là. J’étais alors très jeune. Nous vivions sur un tout petit lopin de terre et il n’y avait pas beaucoup de moyens. Le labour se faisait avec un cheval ou un mulet, et encore emprunté au voisin métayer en contrepartie de journées de travail. Rien n’était simple, mais entourés de l’affection de nos parents, nous, les enfants, étions heureux. Ton billet m’a ramené bien loin en arrière…
    Bisous
    Alain

    • Blanche dit :

      Bonjour Alain,
      En publiant cet article je ne pensais pas te procurer une si grande émotion . Je la comprends et j’en suis très heureuse. Il y a deux jours, en recherchant le sens du mot février qui signifie purification, je me suis rendue compte que j’avais publié mon article le 1er février , jour où les celtes fêtaient la fin de l’hiver en allumant des flambeaux et en faisant des processions autour de leurs champs en l’honneur de la déesse Brigit pour qu’elle les purifie avant les semailles ! Je sais qu’il existe encore des druides dans notre pays et j’aime penser que cette belle fête n’a pas totalement disparue !
      Je te souhaite une belle semaine
      bisous
      Blanche

  • Couleur-Parenthèse dit :

    Coucou Blanche! Ah! cette fois, c’est Victor Hugo pour le texte et Millet pour la peinture!
    Tu connais les chants de labour? Très beau x et très puissants! Georges Sand en a beaucoup parlé et il m’est arrivé d’en chanter moi-même.
    Lien à ce sujet: https://www.youtube.com/watch?v=2EBcCUFkUUc

    https://www.youtube.com/watch?v=mKAmFAFVwK0
    Bise de jour! A bientôt!

  • Blanche dit :

    Bonsoir Laure,
    Tu ne pouvais pas te tromper en lisant ce superbe poème qui décrit si bien le geste du semeur de Millet qui sème au soleil couchant ! J’aime beaucoup le semeur de Van Gogh, mais il sème en plein soleil !
    Merci de m’avoir fait découvrir le dariolage : cela ne doit pas être facile à chanter ! Dans un village du Morvan, à Anost qui n’est pas trop loin de chez moi, j’ai pu écouter dans le petit musée des Galvachers un 78 tours qui a enregistré les chants de ces Morvandiaux qui conduisaient au XIX siècle leurs bœufs rouges jusqu’en Picardie, dans les Vosges ou d’autres régions de France où on avait besoin de la force extraordinaire de ces bœufs dont la race a disparu. Ils étaient plus fort que les chevaux pour le débardage du bois et ils ont participé aux travaux d’Haussmann à Paris . Il y a un site sur l’histoire de ces galvachers.
    Bonne fin de dimanche
    Bisous
    Blanche

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