"Le silence n'est pas une absence de parole,

mais la parole sans mots d'une expérience,

à la fois intérieure et extérieure,

à laquelle certaines propriétés du langage, dites poétiques,

semblent seules permettre de s'exprimer."

 

Jean-Claude RENARD ( 1922-2002)

2016 juil rosée du matin au soleil

 

 

Les rayons solaires

Caressent les gouttes de rosée matinale

Sur les petites fleurs de cristal

Des ombellifères,

Berceaux

Du mariage du feu et de l’eau,

Qui est Vie.

 

2016 juil insectes rouges

 

Je contemple, ravie,

Emerveillée, l’idylle

De deux insectes rouges

Sur les fleurs blanches d’une berce-spondyle.

L’été est blanc et rouge.

 

2016 juil l'étoile rouge

 

 

Nourrie dans les profondeurs

De la forêt mystérieuse,

Une étoile rouge dangereuse

Est dévorée du matin au soir

Par  les insectes travailleurs.

En rouge et noir,

Le feu se marrie avec la terre nouvelle.

 

2016 juil vulcain

 

 

Mais plus loin, sur le chemin,

Les ailes du vulcain

Sont dans la lumière

Le mariage du feu et de l’air.

Elles sont flammes de l’espoir

Et montrent au pur bleu du ciel

Le rouge, le blanc et  le noir.

 

 

Que le feu de la Nature réchauffe tous les coeurs qui en ont besoin durant ces mois d’été

 

rose brûlée

 

 

Ce matin au réveil,

Une rose brûlée

Par le soleil

M’a laissé un message de paix.

 

Chaque jour, sur la terre, des cœurs rongés de haine

Envoient dans le monde de la Lumière

Des âmes humaines

Qu’ils croient envoyer en enfer.

Ils laissent derrière eux

Des enfants malheureux,

Des hommes et des femmes blessés

Et torturés dans leurs corps et dans leurs âmes,

Et bien vite oubliés

Par les médias avides d’horreurs

Qui vivent du malheur

Du jour

Et distillent sur les ondes et dans les cœurs

La peur

Qui engendre la violence.

 

Que cette violence,

Maintenant proche de nous,

N’engendre pas la vengeance

Des cœurs fous

Mais nous réveille de notre indifférence.

Que chaque pensée d’amour et d’amitié,

Que chaque geste d’amour et de bonté,

Qui nous relient à tous les êtres de la terre,

Répandent de plus en plus de lumière

Et fasse reculer l’obscurité

Qui enveloppe notre humanité.

Je suis désolée d’avoir délaissé mon blog pendant plusieurs semaines, mais ma vie actuelle n’est guère propice à la création poétique. Aussi je vous offre un très beau poème d’un ami, Philippe Lallemand, qui sera heureux, je pense, de le découvrir sur mon blog.

 

 

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SI J’ETAIS UN ARBRE,

 

Je contemplerais à l’aube naissante

Le spectacle merveilleux

Du soleil levant

Chaque jour de mon existence.

 

Je puiserais par mes racines

La nourriture offerte par notre mère

La terre et deviendrais ainsi

Grand et fort, accueillant

Les oiseaux faisant leur nid.

 

Je danserais au rythme du vent

A l’hymne de la nature

Environnante.

 

Je dégusterais l’eau régénératrice

Au bonheur des amoureux

Roucoulant auprès de moi.

 

Au crépuscule de ma vie

Je m’endormirais

Bercé par le chant des grillons

Sous la lumière bienfaisante

Du clair de lune. 

En ce matin de la fête des mères qui est aussi celle de chaque matin, j’offre la plus belle rose de mon jardin à toutes les mères courageuses qui l’ont été et qui le resteront quoiqu’il arrive, ainsi qu’un poème déjà publié en 2011 auquel j’ai ajouté quelques lignes suite à une pensée d’Elo en 2011 et aux violents événements de ces derniers temps.

 

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En ce matin de ce dimanche de mai

Je confie à la Vierge-Mère,

Vénérée par tous les humains de tous les temps

Et de tous les continents,

Toutes les mères de la terre.

 

Toutes les mères qui ont souffert,

Seules ou entourées, à la naissance du petit être

Qu’elles ont serré dans leurs bras.

Toutes les mères adoptives pleines d’affection

Qui vivent dans l’appréhension de perdre leur enfant

D’un autre sang.

Toutes les mères qui se penchent à l’hôpital

Sur leur enfant malade.

Toutes les mères d’un enfant paralysé ou handicapé mental

Qui, chaque jour, le soignent avec courage et guettent avec espoir

Le signe d’un progrès.

Toutes les mères solitaires qui travaillent durement pour l’avenir

De leurs enfants.

Toutes les mères des jeunes sans emploi

Qui, souvent, les maltraitent.

Toutes les mères injuriées et battues

Qui protègent avec endurance leurs enfants de la violence.

Toutes les mères qui, en fin de semaine, vont visiter leur fils

Ou leur fille en prison.

Toutes les mères qui ont connu la grande douleur de perdre

Un ou plusieurs enfants.

Toutes les mères qui regrettent leurs fautes passées

Et attendent la compréhension de leurs enfants.

Toutes les mères qui n’attendent plus ni appel, ni lettre,

Ni visite de leurs enfants.

Toutes les mères rejetées par la société qui vivent en prison

Ou sur le trottoir.

Toutes les mères affamées, qui, impuissantes,

Regardent  mourir leur enfant.

Toutes les mères qui ont vendu leur enfant

Parce qu’elles ne pouvaient plus le nourrir.

Toutes les mères d’homme-soldat, de femme-soldat

Et d’enfant-soldat.

Toutes les mères qui connaissent la peur et la torture

Là ou règne la dictature.

Toutes les femmes qui rêvent d’être mères

Et ne peuvent pas l’être.

Toutes les mères

Des jeunes victimes de notre société

Malade et désespérée

Dont le regard lourd de matière

Et d’argent

Ne se tourne plus vers le ciel

Et le regard de Celle

Qui nous offre son cœur aimant .

 

Et, bien sûr, parce que cela est un beau moment,

Toutes les mères heureuses qui regardent avec tendresse

Les dessins de leurs petits ou les cadeaux de leurs grands enfants

Avec ce si doux « Bonne Fête Maman » !

 

 

 

Au jardin cette année

Le printemps n’est plus le même,

Les pissenlits m’ont fait un pied de nez

Parmi les tulipes que j’aime.

 

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A cause d’un vilain mal de dos,

J’ai laissé mon vélo

Au fond du garage

Et, pour ne pas me courber,

Je dois tristement oublier

Les joies du jardinage.

 

Mais, en ce premier jour de mai,

J’ai retrouvé mon cœur d’enfant

Qui, au printemps,

Aimait souffler

Sur les chandelles

Qui éclaboussaient le ciel.

 

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Ce cœur d’enfant

Qui demande timidement

Pourquoi c’est un malheur

Si ces jaunes et jolies fleurs

Se sèment et s’épanouissent

A côté des tulipes et des myosotis.

 

Alors j’oublie mes raisonnables années

Et les pieds de nez des pissenlits,

Et, si j’accepte les interdits

Pour ne pas me courber

Comme une arche,

Je sais qu’il me reste la marche

Et une grande énergie

Pour avancer sur mon chemin de vie.

 

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Bienvenue

loin de l'agitation
des fourmilières humaines.

Merci d'être venu(e) et de m'avoir laissé une pensée car vos pensées sont pour moi une richesse.

Blanche

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Philosophie

VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

 

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

Vincent VAN GOGH

 

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" La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

victor hugo

DIEU n'a qu'un nom AMOUR et n'a qu'un front LUMIÈRE

Quand on aime, tout devient lumineux

Victor HUGO

Beethoven-non-daté

 

Le véritable artiste n'a pas d'orgueil...Tandis que d'autres, peut-être, l'admirent, il déplore de n'être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur brille pour lui comme un soleil lointain. Je ne reconnais en aucun homme d'autre signe de supériorité que la BONTÉ. Là où je la trouve, là est mon foyer.

Ludwig van BEETHOVEN

cité par François Cheng dans son livre " cinq méditations sur la beauté "

 

françois Cheng

La bonté est garante de la qualité de la beauté.

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François CHENG  "cinq méditations sur la beauté"

 

 

Paroles Amérindiennes

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"choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure "

paroles des NAVAJOS

 

"Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
alors on saura que
L'argent ne se mange pas"

Go Khla Yeh

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins."

proverbe amérindien

Science et Littérature

« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

ALBERT EINSTEIN

 

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J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

George Sand

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