"Le silence n'est pas une absence de parole,

mais la parole sans mots d'une expérience,

à la fois intérieure et extérieure,

à laquelle certaines propriétés du langage, dites poétiques,

semblent seules permettre de s'exprimer."

 

Jean-Claude RENARD ( 1922-2002)

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En cette chaude journée de fin d’été,

J’ai besoin de me rafraîchir

Dans ma belle forêt éclairée

Par la douce lumière

De ce mois septénaire.

 

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Je m’adosse contre le tronc lisse

D’un hêtre majestueux

Qui s’élance heureux

Vers le ciel

Au-dessus des ors

Des fougères légères

Et des mauves bruyères.

 

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Immobile, je glisse

Vers un passé éternel

A l’école du silence

Du Sage Pythagore.

 

Dans ce divin silence

Que seuls peuvent chahuter

Les oiseaux et l’aimable zéphyr,

Les forces de la terre

Montent des racines du hêtre géant

A la rencontre des forces solaires

Que captent ses feuilles vertes et dorées.

 

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Les vibrations du hêtre

Doucement me pénètrent

Et je reçois, éblouie,

Ce don merveilleux

D’énergie

Que m’offre l’arbre vivant

Et silencieux.

 

 

 

Johan aime les oiseaux.

Ce sont de petits

Et aussi de grands génies

Qui volent.

 

Il est heureux

Car il a trouvé sur le sol

Un petit nid.

Il est pour lui

Un bien précieux

Finement tressé

De brindilles, de mousse et de duvet.

Il est très beau

Surtout parce qu’il est tout rond

Comme les bulles de savon

Qui volent elles aussi,

 

2012 BALLON et BULLE DE SAVON

 

Johan pense à tout ce qui est rond

Les astres qu’il voit dans le ciel,

La lune, les étoiles, le soleil

Et aussi la terre, car on le lui a dit.

 

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Les tomates-cerises,

Ces bonbons-surprises

Qu’il aime croquer,

Les balles, les boules et les ballons

Avec lesquels il aime jouer,

 

2016 TOMATES-CERISES

 

Il pense au cœur jaune et rond

De la fleur entouré de plumes blanches

Comme celles du ventre du beau circaète.

 

2016 LA MARGUERITE

 

Alors, pour que l’ oiseau

Revienne pondre son petit œuf tout rond,

Johan repose le nid sur une branche

De l’arbre, tout en haut,

Puis, le regard fier,

Il pose sur sa tête

La magnifique parure de chef indien

Qui appartenait à son père.

 

 

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Avec elle

Et ses grandes plumes multicolores,

il a très envie de s’envoler

Au pays du grand condor.

Il sait qu’il est un humain

Trop lourd pour voler

Mais qu’il peut voyager

Dans le ciel

Avec les ailes de sa pensée.

 

 

Ce qu’il ne sait pas encore,

C’est que les tentes des amérindiens

Étaient rondes comme des nids

Et toujours disposées en cercles d’ondes

Parce que tout ce que fait le Pouvoir du Monde

A la forme de cercles de vie.

 

Il ne sait pas non plus

Que des hommes blancs

Ont massacré les indiens

Pour qui toutes les plumes d’oiseaux

Étaient plus précieuses que l’or

 

Et que si nous voulons à nouveau

Vivre entre terre et ciel

Leur philosophie simple et belle,

Nous devons retrouver en nous

Ce que Johan n’a pas encore perdu,

Son cœur d’enfant,

Petit nid tout rond, tout doux.

 

 

2016 L'INDIEN

 

 

 

 

 

2016 juil rosée du matin au soleil

 

 

Les rayons solaires

Caressent les gouttes de rosée matinale

Sur les petites fleurs de cristal

Des ombellifères,

Berceaux

Du mariage du feu et de l’eau,

Qui est Vie.

 

2016 juil insectes rouges

 

Je contemple, ravie,

Emerveillée, l’idylle

De deux insectes rouges

Sur les fleurs blanches d’une berce-spondyle.

L’été est blanc et rouge.

 

2016 juil l'étoile rouge

 

 

Nourrie dans les profondeurs

De la forêt mystérieuse,

Une étoile rouge dangereuse

Est dévorée du matin au soir

Par  les insectes travailleurs.

En rouge et noir,

Le feu se marrie avec la terre nouvelle.

 

2016 juil vulcain

 

 

Mais plus loin, sur le chemin,

Les ailes du vulcain

Sont dans la lumière

Le mariage du feu et de l’air.

Elles sont flammes de l’espoir

Et montrent au pur bleu du ciel

Le rouge, le blanc et  le noir.

 

 

Que le feu de la Nature réchauffe tous les coeurs qui en ont besoin durant ces mois d’été

 

rose brûlée

 

 

Ce matin au réveil,

Une rose brûlée

Par le soleil

M’a laissé un message de paix.

 

Chaque jour, sur la terre, des cœurs rongés de haine

Envoient dans le monde de la Lumière

Des âmes humaines

Qu’ils croient envoyer en enfer.

Ils laissent derrière eux

Des enfants malheureux,

Des hommes et des femmes blessés

Et torturés dans leurs corps et dans leurs âmes,

Et bien vite oubliés

Par les médias avides d’horreurs

Qui vivent du malheur

Du jour

Et distillent sur les ondes et dans les cœurs

La peur

Qui engendre la violence.

 

Que cette violence,

Maintenant proche de nous,

N’engendre pas la vengeance

Des cœurs fous

Mais nous réveille de notre indifférence.

Que chaque pensée d’amour et d’amitié,

Que chaque geste d’amour et de bonté,

Qui nous relient à tous les êtres de la terre,

Répandent de plus en plus de lumière

Et fasse reculer l’obscurité

Qui enveloppe notre humanité.

Je suis désolée d’avoir délaissé mon blog pendant plusieurs semaines, mais ma vie actuelle n’est guère propice à la création poétique. Aussi je vous offre un très beau poème d’un ami, Philippe Lallemand, qui sera heureux, je pense, de le découvrir sur mon blog.

 

 

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SI J’ETAIS UN ARBRE,

 

Je contemplerais à l’aube naissante

Le spectacle merveilleux

Du soleil levant

Chaque jour de mon existence.

 

Je puiserais par mes racines

La nourriture offerte par notre mère

La terre et deviendrais ainsi

Grand et fort, accueillant

Les oiseaux faisant leur nid.

 

Je danserais au rythme du vent

A l’hymne de la nature

Environnante.

 

Je dégusterais l’eau régénératrice

Au bonheur des amoureux

Roucoulant auprès de moi.

 

Au crépuscule de ma vie

Je m’endormirais

Bercé par le chant des grillons

Sous la lumière bienfaisante

Du clair de lune. 

Bienvenue

loin de l'agitation
des fourmilières humaines.

Merci d'être venu(e) et de m'avoir laissé une pensée car vos pensées sont pour moi une richesse.

Blanche

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Philosophie

VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

 

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

Vincent VAN GOGH

 

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" La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

victor hugo

DIEU n'a qu'un nom AMOUR et n'a qu'un front LUMIÈRE

Quand on aime, tout devient lumineux

Victor HUGO

Beethoven-non-daté

 

Le véritable artiste n'a pas d'orgueil...Tandis que d'autres, peut-être, l'admirent, il déplore de n'être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur brille pour lui comme un soleil lointain. Je ne reconnais en aucun homme d'autre signe de supériorité que la BONTÉ. Là où je la trouve, là est mon foyer.

Ludwig van BEETHOVEN

cité par François Cheng dans son livre " cinq méditations sur la beauté "

 

françois Cheng

La bonté est garante de la qualité de la beauté.

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François CHENG  "cinq méditations sur la beauté"

 

 

Paroles Amérindiennes

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"choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure "

paroles des NAVAJOS

 

"Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
alors on saura que
L'argent ne se mange pas"

Go Khla Yeh

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins."

proverbe amérindien

Science et Littérature

« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

ALBERT EINSTEIN

 

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J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

George Sand

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