poèmes

Il y a quelquefois de beaux ciels qui donnent envie de prendre des photos et des photos qui donnent envie de raconter une petite histoire …

 

 

Hier,

un tournesol trop fier

osa tourner le dos au soleil !

Le divin roi soleil

se retira outragé

derrière ses plus sombres nuages

et d’un geste de colère

priva de sa lumière

le tournesol trop fier

et son petit coin de terre

devenu gris.

C’est le gris

de la mésentente

que le bon vent peut chasser

comme il chasse les nuages !

Mais il faut de longs mois d’attente

pour qu’au printemps

le tournesol fasse preuve d’humilité

et que le soleil indulgent

le fasse renaître en été

avec toutes les couleurs

et les images du bonheur.

 

 

Après vous avoir présenté depuis le début de cette année les blogs de Livia, laure, Victor et Jackie et avant de vous présenter d’autres blogs amis, j’ai envie, en ce mois d’été où le soleil nous donne un peu trop de chaleur certains jours, de parler de l’eau, ce bien précieux pour tous les êtres vivants. Nous en buvons quand nous avons soif, nous l’utilisons pour faire cuire nos légumes, arroser notre jardin, nous laver, laver notre vaisselle et même notre voiture et nos animaux. Nous plongeons dans l’eau bleue des piscines et nageons dans l’eau calme des lacs. Nous décorons aussi nos villes de splendides fontaines… Mais quand je dis « nous », je pense à la minorité d’humains dont nous faisons partie et qui ont cette chance de ne pas manquer d’eau, et je pense en même temps à la grande majorité d’humains pour qui une goutte d’eau est précieuse et qui marchent des kilomètres pour remplir une cruche ou un seau… C’est en relisant mon poème qui parle de l’eau comme symbole de vie et en regardant ma photo que j’ai réalisé l’énorme précipice qu’il y a entre une belle fontaine et un puits dans un pays désertique.

 

 

 

Le doigt du photographe

A tué le temps.

Avec la grâce

De la Belle au Bois Dormant

La silhouette de la fontaine

S’est figée

Sur le papier.

Le silence a encerclé l’instant

Et le chant

De la fontaine

S’est tu

Au coin de la rue.

Il ne rappelle plus au passant

Qu’il est né poisson

Et que sa vie s’écoule vers l’infini sidéral.

Les gouttes d’eau sont devenues cristal

Et, dans leurs cœurs

De pierre,

La lumière

Fait vibrer les couleurs.

 

La belle saison du printemps ne ressuscite pas que les végétaux,

elle réveille aussi la muse endormie du poète !

Je viens partager avec vous un petit texte que m’a inspiré en mars la chanson de mon petit ruisseau,

avant de continuer à publier de beaux poèmes trouvés sur vos blogs.

En versant des seaux d’eau

Les pluies du printemps

M’ont offert le chant

Du petit ruisseau

Resté à sec tout l’hiver.

Je l’ai regardé en marchant

Se faufiler dans la lumière

Poussé par la danse du vent.

Il glissait sur la peau

Des pierres lisses et vernies,

Il se gonflait des notes fleuries

Du joli concert

Des petits passereaux,

Et des vibrations à haute fréquence

Des rayons solaires

Qui le caressaient en silence.

 

Je me suis arrêtée

Et j’ai fermé les yeux.

Il m’a traversée

Emportant avec lui

Les lourdes poussières

De mon étroite vie.

Plongée dans un vide lumineux,

Libérée de mes colères,

Aveuglée de lumière,

Devenue bulle légère,

J’ai dansé dans les bras du vent

Souriant au chant du printemps.

 

 

Le 1er décembre, je suis revenue d’une agréable marche dans ma forêt givrée avec de belles images et l’idée d’un petit poème que voici :

 

 

L’hiver

N’a pas respecté le calendrier,

Il était pressé.

Alors, le peintre de l’univers

A rangé ses pinceaux

Et ses couleurs rouge et or

Pour se consacrer à l’écriture

Sous le  ciel pur

Balayé par le vent du nord.

 

Avec ses plumes de génie,

Il a retrouvé les joies de la calligraphie.

 

Sur l’eau gelée des ruisseaux

Et sur l’écorce noire

Des arbres nus,

Il a tracé des signes d’espoir

Pour tous les êtres perdus

Dans le froid maudit

De la nature endormie.

 

 

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Ce tableau de mon ami Philippe intitulé « l’aube du loup » m’a rappelé une très belle histoire de Daniel Pennac intitulée  » l’œil du loup » que je vous conseille de lire.

Le tableau de Philippe et le souvenir de cette histoire m’ont inspiré un petit poème

« la peur du  loup » :

 

Le brouillard

S’est levé.

L’œil hagard

Du loup

Voit partout

Le danger.

Il a peur,

Peur

Des humains

Qui ont peur de lui

Et ont tué ses petits.

Mais il ira jusqu’au bout

Parce qu’il est loup,

Fier de sa race

Et qu’un loup fait toujours face.

Il sait que la lune brille

Pour lui,

Qu’il retrouvera ceux de sa famille

Encore en vie

Et qu’ils n’auront plus faim.

 

Deux jours après avoir écrit ce poème, j’ai lu le texte d’un franciscain

et j’ai pensé que cela n’était pas un hasard :

 

François d’Assise avait un sentiment de sympathie à l’égard du loup. Certains traits du loup se retrouvent dans toute la nature ; la faim vorace, la poursuite incessante, le fait de montrer les crocs ; tout cela est symbolique de ce qui est sauvage et violent en nous tous. Mais François voyait en ce loup plutôt l’animal chassé que le chasseur. Dans les yeux du loup, il lisait la peur, il voyait un regard troublé, une colère et une hostilité chez cet animal qui voulait dévorer tout ce qui était à sa portée afin de venger ses propres blessures et son aliénation. Les loups, après tout, sont comme les hommes. Les craindre, les écarter et les exclure, c’est faire devenir ce que vous avez craint de toute manière qu’ils soient.

 

François d’Assise a été un grand homme de PAIX à son époque . Il a agit avec amour, confiance et diplomatie et n’a pas cessé d’être un exemple pour tous les humains des siècles suivants qui ont désiré la Paix. Je souhaite qu’il reste une étoile pour ce XXI siècle qui a tant besoin de sa lumière.

 

Bienvenue

loin de l'agitation
des fourmilières humaines.

Merci d'être venu(e) et de m'avoir laissé une pensée car vos pensées sont pour moi une richesse.

Blanche

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Philosophie

VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

 

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

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" La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

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DIEU n'a qu'un nom AMOUR et n'a qu'un front LUMIÈRE

Quand on aime, tout devient lumineux

Victor HUGO

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Le véritable artiste n'a pas d'orgueil...Tandis que d'autres, peut-être, l'admirent, il déplore de n'être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur brille pour lui comme un soleil lointain. Je ne reconnais en aucun homme d'autre signe de supériorité que la BONTÉ. Là où je la trouve, là est mon foyer.

Ludwig van BEETHOVEN

cité par François Cheng dans son livre " cinq méditations sur la beauté "

 

françois Cheng

La bonté est garante de la qualité de la beauté.

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François CHENG  "cinq méditations sur la beauté"

 

 

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Quand la dernière rivière
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Quand le dernier poisson
Aura été pêché
alors on saura que
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Go Khla Yeh

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins."

proverbe amérindien

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« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

ALBERT EINSTEIN

 

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J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

George Sand

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