Blanche

La belle saison du printemps ne ressuscite pas que les végétaux,

elle réveille aussi la muse endormie du poète !

Je viens partager avec vous un petit texte que m’a inspiré en mars la chanson de mon petit ruisseau,

avant de continuer à publier de beaux poèmes trouvés sur vos blogs.

En versant des seaux d’eau

Les pluies du printemps

M’ont offert le chant

Du petit ruisseau

Resté à sec tout l’hiver.

Je l’ai regardé en marchant

Se faufiler dans la lumière

Poussé par la danse du vent.

Il glissait sur la peau

Des pierres lisses et vernies,

Il se gonflait des notes fleuries

Du joli concert

Des petits passereaux,

Et des vibrations à haute fréquence

Des rayons solaires

Qui le caressaient en silence.

 

Je me suis arrêtée

Et j’ai fermé les yeux.

Il m’a traversée

Emportant avec lui

Les lourdes poussières

De mon étroite vie.

Plongée dans un vide lumineux,

Libérée de mes colères,

Aveuglée de lumière,

Devenue bulle légère,

J’ai dansé dans les bras du vent

Souriant au chant du printemps.

 

 

    Le printemps est arrivé en ce mois de mars où la pluie et le soleil continuent de se disputer ! Nous n’y pouvons rien mais nous avons tous besoin de soleil après un hiver interminable.

Alors, je vous propose une magnifique offrande à la lumière matinale écrite par Laure dont j’aime beaucoup le blog 3soleilsbleus.eklablog.com où je me régale de poésie, de peinture et de musique présentées par cette artiste aux multiples talents.

J’ai illustré son poème avec deux photos trouvées sur internet.

 

 

Au matin, l’offrande

*

Rester un moment

Dans la pénombre

Retarder un peu

L’ouverture du volet

Avant d’entrer dans le jour

S’accorder ce précieux temps

Pour en prendre la mesure

Où le corps doucement

Retrouve ses repères diurnes

Laisser la pensée renaître

Aux atours d’arc-en-ciel

Accueillir cette offrande

De soi

A la foi, l’espérance et l’amour

Et s’élancer

Dans la lumière qui point

Comme aux premières heures de l’aube.

 

 

 

Bonjour chers amis et amies de mon petit blog, vous avez dû vous rendre compte d’un changement depuis le début de ce mois de février.

Je suis, avec une nouvelle dizaine, à un tournant de ma vie  où je ressens le besoin d’une création différente de l’écriture poétique.

C’est pourquoi, avant de prendre de « grandes vacances », j’ai laissé la place à mes amours poétiques de jeunesse que sont Charles Baudelaire et Victor Hugo.

Je pense que ce serait plus juste de vous laisser la place, chers amis et amies qui m’avaient accompagnée jusqu’au début de 2017 

Aujourd’hui, je choisis de publier un joli poème de Livia,  » Rêverie ».

J’aime beaucoup son blog , liviaaugustae.eklablog.fr  , et particulièrement ses « tableaux du samedi » même si nous n’avons pas les mêmes goûts artistiques.

J’ai illustré le poème de Livia de paysages de la Guadeloupe dont elle rêve puisqu’elle y a vécu.

Je vous conseille d’aller lire sur son blog un autre joli poème  » souvenirs d’antan » où elle rêve sur son île d’un hiver qu’elle n’a jamais connu.

 

paysages-guadeloupe-29870_w800

 

Rêveries

 

Lorsque je m’éveille,

 Sous un ciel trop gris,

 D’un hiver froid, triste et morne.

 Bien vite je referme les yeux.

 Mes pensées vagabondent vers mon île natale.

 Alors je rêve un instant,

 Que pieds nus dans l’eau claire d’une petite crique,

 Je retrouve mon ciel plein d’azur profond

 Où du matin au soir,

 Se promène un soleil, gros comme un ostensoir,

 Dont les rayons m’incendient la peau.

 

 

Parfois, je délaisse les rivages et ses embrasements,

 Pour goûter la fraîcheur des sentiers de forêts,

 Où pousse l’orchidée sauvage.

 Sous l’ombrage des fougères géantes, bercées par l’alizé,

 Règne un silence plein de bruit d’ailes,

 Et du murmure soyeux d’une ravine  coulant en contrebas.

 Un gros manguier, au bord de la sente,

 M’offre ses fruits d’or, dans lesquels

 Altérée je mords à belles dents.

 Les fruits tombés, exhalent un parfum lourd et sucré

 Qui attirent les insectes en vols bourdonnants…

 

 

Mais le rêve se défait,

 Et les bruits quotidiens de la vie qui bourdonne

 Me ramène brutalement sous ce grand ciel trop gris.

  

Liviaaugustae

 

paysages-guadeloupe-29871_w800

 

 

 

photo ABBE PIERRE

 

            C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir
            Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
           Et nous donne le cœur de marcher jusqu’au soir ;

  A travers la tempête, et la neige, et le givre,
  C’est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C’est l’auberge fameuse inscrite sur le livre,
      Où l’on pourra manger, et dormir, et s’asseoir ;

                C’est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ;

          C’est la gloire des Dieux, c’est le grenier mystique,
   C’est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
      C’est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !

 

 

En méditant devant l’horreur de cette photo qui peut illustrer le poème du XIX siècle « La mort des pauvres » de Baudelaire, je me dis que j’ai de la chance de méditer car je possède un toit, le silence, le souffle et une bonne santé.

Je me dis aussi que j’ai de la chance (mais est-ce une chance ?)  d’habiter ce triste pays et de pouvoir choisir démocratiquement entre des hommes et des femmes à la recherche du pouvoir et aux âmes de croque-morts dont les promesses qui s’ouvrent sur des Cieux inconnus n’ont rien changé depuis deux siècles.

 

Toujours avec la plume et le pinceau de grands poètes du XIX siècle,

je vous offre un geste de vie disparu aujourd’hui dans notre société riche et mécanisée où la machine,voulue pour soulager l’homme de son dur travail, a fini par lui retirer la fierté de ce geste de vie.

 

 

 

C’est le moment crépusculaire ;

J’admire, assis sous un portail,

Ce reste de jour dont s’éclaire

La dernière heure de travail.

 

Dans les terres de nuit baignées,

Je contemple, ému, les haillons

D’un vieillard qui jette à poignées

La moisson future aux sillons.

 

Sa haute silhouette noire

Domine les profonds labours.

On sent à quel point il doit croire

A la fuite utile des jours.

 

Il marche dans la plaine immense,

Va, vient, lance la graine au loin,

Rouvre sa main et recommence;

Et je médite, obscur témoin,

 

Pendant que, déployant ses voiles,

L’ombre, où se mêle une rumeur,

Semble élargir jusqu’aux étoiles

Le geste auguste du semeur.

 

millet_semeur_l

 

Bienvenue

loin de l'agitation
des fourmilières humaines.

Merci d'être venu(e) et de m'avoir laissé une pensée car vos pensées sont pour moi une richesse.

Blanche

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Philosophie

VAN GOGH une branche d'amandier en fleurs

 

" Il est bon d'aimer autant que l'on peut car c'est là que gît la vraie force ."

Vincent VAN GOGH

 

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" La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence "

Hermann HESSE, écrivain suisse 1877-1962

victor hugo

DIEU n'a qu'un nom AMOUR et n'a qu'un front LUMIÈRE

Quand on aime, tout devient lumineux

Victor HUGO

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Le véritable artiste n'a pas d'orgueil...Tandis que d'autres, peut-être, l'admirent, il déplore de n'être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur brille pour lui comme un soleil lointain. Je ne reconnais en aucun homme d'autre signe de supériorité que la BONTÉ. Là où je la trouve, là est mon foyer.

Ludwig van BEETHOVEN

cité par François Cheng dans son livre " cinq méditations sur la beauté "

 

françois Cheng

La bonté est garante de la qualité de la beauté.

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François CHENG  "cinq méditations sur la beauté"

 

 

Paroles Amérindiennes

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"choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure "

paroles des NAVAJOS

 

"Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
alors on saura que
L'argent ne se mange pas"

Go Khla Yeh

 

"Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins."

proverbe amérindien

Science et Littérature

« La plus belle et la plus profonde émotion que nous puissions expérimenter est la sensation mystique. C’est la semence de toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui n’a plus la possibilité de s’étonner et d’être frappé de respect, celui-là est comme s’il était mort .Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste à travers la plus haute sagesse, la plus rayonnante beauté, sagesse et beauté que nos facultés peuvent comprendre seulement dans leur forme la plus primitive, cette connaissance, ce sentiment est au centre de la vraie religion. »

ALBERT EINSTEIN

 

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J’ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m’identifiais tellement au mode d’existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j’arrivais à participer à leur calme béatitude.

George Sand

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